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	<title>Lucien Durosoir</title>
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	<description>Bienvenue &#171; [&#8230;] une des d&#233;couvertes les plus importantes de ce d&#233;but de si&#232;cle, [&#8230;] &#187;
Fred Audin &#171; [&#8230;] Il y a une f&#234;lure, une blessure, dans la musique e Lucien Durosoir [&#8230;] une musique parfois noire, parfois d&#233;chir&#233;e, qui semble anticiper Chostakovitch. &#187;. &#171; [&#8230;] Aux auditeurs, maintenant, de gravir les pentes escarp&#233;es de ce massif d'une imposante exigence. &quot;
Christophe Huss &#171; [&#8230;] This Frenchman deserves greater recognition. [&#8230;]Durosoir is a name to reckon with&#8221;.
Ivan March &#171; Lucien Durosoir's music is like nothing you have ever heard before &#187;. James Leonard &#171; [&#8230;] everything he writes has meaning &#187;
Steven Ritter &#171; [&#8230;] What truly matters here is that these works &#8211; intriguing, impassioned, and intellectual &#8211; encourage the listener to make new 'discoveries' on every repeated hearing &#187;.
William Norris</description>
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		<title>Une Vie</title>
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		<description>Lucien Durosoir, violoniste et compositeur fran&#231;ais (1878-1955) &lt;br /&gt;Contrairement &#224; beaucoup d'autres, Lucien Durosoir n'est pas un compositeur oubli&#233;, mais un compositeur ignor&#233; de par sa volont&#233; m&#234;me ; les quarante &#339;uvres qu'il a compos&#233;es entre 1920 et 1950 sont rest&#233;es manuscrites jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es. Son ami le pianiste Paul Loyonnet consigna dans ses M&#233;moires &#171; Il avait la plus enti&#232;re confiance en sa musique et m'&#233;crivit qu'il mettait, &#224; l'instar de Bach, ses &#339;uvres dans une armoire, et que l'on (...)


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&lt;a href="https://www.durosoir.com/-Une-Vie-.html" rel="directory"&gt;2. Une Vie&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Lucien Durosoir, violoniste et compositeur fran&#231;ais (1878-1955)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contrairement &#224; beaucoup d'autres, Lucien Durosoir n'est pas un compositeur oubli&#233;, mais un compositeur ignor&#233; de par sa volont&#233; m&#234;me ; les quarante &#339;uvres qu'il a compos&#233;es entre 1920 et 1950 sont rest&#233;es manuscrites jusqu'&#224; ces derni&#232;res ann&#233;es. Son ami le pianiste Paul Loyonnet consigna dans ses M&#233;moires &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Il avait la plus enti&#232;re confiance en sa musique et m'&#233;crivit qu'il mettait, &#224; l'instar de Bach, ses &#339;uvres dans une armoire, et que l'on d&#233;couvrirait plus tard &#187;&lt;/i&gt;. La d&#233;couverte de son &#339;uvre est, en somme, la r&#233;alisation de cette hasardeuse proph&#233;tie. &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Nous ne pouvons que peu de choses face aux grands bouleversements de l'Histoire. Se souvenir, juste un peu se souvenir. Et transmettre &#224; d'autres le fil invisible de la m&#233;moire &#187; .&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le violoniste&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_88 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.durosoir.com/local/cache-vignettes/L520xH780/1Charmaison_image-3b078.jpg' width='520' height='780' alt='JPG - 742.5 ko' style='height:780px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;Lucien Durosoir en 1906&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N&#233; &#224; Boulogne sur Seine en 1878, Lucien Durosoir commen&#231;a le violon &#224; l'&#226;ge de huit ans, avec Adolphe Deslandres, second Grand Prix de Rome (1860). Il travailla ensuite assid&#251;ment avec le violoniste et chef d'orchestre Andr&#233; Tracol. En 1896, il entra dans la classe de Henri Berthelier au Conservatoire de Paris o&#249; il resta fort peu de temps : au bout de six mois environ, il fut en effet renvoy&#233; pour insolence envers le directeur Ambroise Thomas&#8230;. Hors de la noble institution il n'en continua pas moins &#224; d&#233;velopper ses connaissances techniques ; tout en travaillant le violon avec Berthelier et avec Tracol, il poursuivait d&#233;j&#224; un autre but, plus ou moins clairement programm&#233;, qui l'amena &#224; &#233;tudier, &#224; diverses &#233;poques de sa vie, le contrepoint et l'&#233;criture. On ne sait presque rien de cet aspect de sa formation ; on peut simplement affirmer qu'il y fut initi&#233; d'abord par Charles Tournemire, puis, plus tard, par Eug&#232;ne Cools (qui fut le r&#233;p&#233;titeur d'Andr&#233; Gedalge &#224; partir de 1907). D&#232;s 1898 il fut re&#231;u Premier violon chez Colonne mais, press&#233; de partir en Allemagne parfaire son art aupr&#232;s des plus grands ma&#238;tres, il d&#233;missionna au bout d'un an. Il s&#233;journa &#224; Francfort et Berlin o&#249; il travailla avec Hugo Heermann et b&#233;n&#233;ficia, dans le m&#234;me temps, des conseils de Joseph Joachim, alors &#226;g&#233; de plus de 70 ans. Le concerto de Brahms, cr&#233;&#233; par Joachim, son d&#233;dicataire, en 1879 et dont Durosoir donna la premi&#232;re fran&#231;aise &#224; la salle des Agriculteurs &#224; Paris en 1903 avec la cadence de Heermann, t&#233;moigne de cette filiation.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ses tourn&#233;es men&#232;rent Lucien Durosoir &#224; travers toute l'Europe centrale, la Russie, l'Allemagne et l'Empire austro-hongrois. Parmi ses options d'artiste figurait le d&#233;sir de faire entendre dans ces pays la musique fran&#231;aise de son temps, encore si mal connue ; c'est ainsi qu'il joua pour la premi&#232;re fois dans divers pays des &#339;uvres de Saint-Sa&#235;ns, Lalo, Widor, Bruneau et qu'&#224; Vienne il fit entendre pour la premi&#232;re fois la Sonate en la majeur pour violon et piano de Gabriel Faur&#233;.
A l'inverse, il profitait de ses tourn&#233;es en France pour donner, en premi&#232;re audition, de grandes &#339;uvres du r&#233;pertoire &#233;tranger : &#224; la Salle Pleyel le Concerto en r&#233; mineur de Niels Gade en 1899 ; &#224; la Salle des Agriculteurs le Concerto pour violon de Richard Strauss en 1901. Partout, la critique fut &#233;logieuse : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; &#8230;fascine le public par l'&#233;l&#233;vation et l'&#233;lan de son jeu &#187;&lt;/i&gt; (Neue freie Press, 11 janvier 1910).&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &#171; Tous ces morceaux furent ex&#233;cut&#233;s avec la m&#234;me noblesse et la m&#234;me beaut&#233; de jeu &#187;&lt;/i&gt; (Wiener Mittags-Zeitung, 28 janvier 1910). &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Il a montr&#233;, dans le concerto de Max Bruch, les plus rares qualit&#233;s de sonorit&#233; et de musicalit&#233;, et dans le concerto de Dvorak, un style et une virtuosit&#233; &#233;tonnants. Monsieur Lucien Durosoir, &#224; cette belle s&#233;ance, s'est class&#233; parmi les meilleurs virtuoses de son &#233;poque &#187;&lt;/i&gt; (Le Figaro, 19 mai 1904).&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le soldat : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Mon violon m'a sauv&#233; la vie &#187;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_87 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.durosoir.com/local/cache-vignettes/L520xH713/LD_1917-387b2.jpg' width='520' height='713' alt='JPG - 1 Mo' style='height:713px;width:520px;' class='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:350px;'&gt;&lt;strong&gt;LD 1917&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La guerre vint brutalement mettre un terme &#224; cette carri&#232;re : parti d&#232;s le 3 ao&#251;t 1914, Lucien Durosoir en accomplit la totalit&#233; dans la 5e Division qui participa aux &#233;pisodes les plus meurtriers (Douaumont, le Chemin des Dames, les &#201;parges). Pendant les 15 premiers mois, il combattit dans les tranch&#233;es, comme simple fantassin. &#192; la fin de l'ann&#233;e 1915, son sort connut une grande am&#233;lioration ; Lucien Durosoir est charg&#233; par le colonel de son r&#233;giment (le colonel Valzi, violoniste amateur) de la formation d'un quatuor &#224; cordes. Ce quatuor se stabilisa bient&#244;t dans la formation suivante : Lucien Durosoir, premier violon ; Henri Lemoine ing&#233;nieur chimiste et excellent amateur, puis par la suite Pierre Mayer, second violon ; Andr&#233; Caplet, compositeur et Prix de Rome, alto ; Maurice Mar&#233;chal, encore &#224; l'or&#233;e de sa carri&#232;re, violoncelle. Quatuor auquel s'adjoindront les pianistes Henri Magne et Gustave Clo&#235;z
Tour &#224; tour fantassin, musicien, brancardier et colombophile, Lucien Durosoir a &#233;crit un nombre consid&#233;rable de lettres qui sont conserv&#233;es. Les unes d&#233;crivent les &#233;pisodes les plus horribles qu'il a v&#233;cus, d'autres la vie studieuse des musiciens du &#171; quintette du g&#233;n&#233;ral &#187; . Envisageant sa mort comme une &#233;ventualit&#233; raisonnable, il &#233;crit : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Ch&#232;re Maman, je ne sais ce que le sort me r&#233;serve&#8230; mais si je venais &#224; dispara&#238;tre,&#8230;il faudrait t'int&#233;resser &#224; des enfants, &#224; des musiciens ; occupe-toi et soutiens des jeunes violonistes, cela occupera ta vie et sera une fa&#231;on de me prolonger &#187;.&lt;/i&gt;
Lucien Durosoir et Andr&#233; Caplet pass&#232;rent ensemble ces ann&#233;es terribles et leur amiti&#233; se scella aussi bien dans les tranch&#233;es que dans les positions de repli o&#249; ils faisaient de la musique. L'id&#233;e de composer s'affirme de plus en plus fortement dans l'esprit de Lucien Durosoir. Songeant &#224; la fin de la guerre, il &#233;crit, le 12 septembre 1916 : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Je commencerai la composition afin de m'habituer &#224; manier les formes plus libres, et je donnerai, j'en suis persuad&#233;, des fruits m&#251;rs &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Le compositeur&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;dl class='spip_document_89 spip_documents spip_documents_center' &gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='https://www.durosoir.com/local/cache-vignettes/L320xH447/LD_1933-229b7.jpg' width='320' height='447' alt='JPG - 12.3 ko' style='height:447px;width:320px;' class='' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='spip_doc_titre' style='width:320px;'&gt;&lt;strong&gt;LD 1933&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peu apr&#232;s sa d&#233;mobilisation, en f&#233;vrier 1919, Lucien Durosoir re&#231;oit en 1921 une proposition prestigieuse : le Boston Symphony Orchestra lui offre le poste de violon solo. Alors qu'il s'appr&#234;te &#224; signer le contrat, un tr&#232;s grave accident rend sa m&#232;re infirme et il renonce. C'est cet &#233;pisode qui, sans doute, le d&#233;cide &#224; se consacrer d&#233;sormais totalement &#224; son r&#234;ve ancien, composer. Peu enclin &#224; se m&#234;ler aux remous de la vie artistique parisienne, il se retirera dans un village du sud-ouest et c'est l&#224;, &#224; l'&#233;cart des modes et des courants, qu'il put construire et d&#233;velopper le monde sonore qui habitait son imagination. Il se forgea un style tr&#232;s personnel, libre et audacieux, qui ne doit pas grand-chose aux mod&#232;les de son temps, tant il est vrai qu'il a toujours aim&#233; faire cavalier seul. Paul Loyonnet, qui joua avec lui sa Sonate &#8216;Le Lis' pour violon et piano, &#233;crivait &#171; Sa musique &#233;tait fort moderne &#187;. Ses premi&#232;res &#339;uvres re&#231;urent les louanges d'Andr&#233; Caplet, qui lui &#233;crivait, d&#232;s 1922 : &lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;&#171; Je vais parler avec enthousiasme &#224; tous mes camarades de votre quatuor&#8230; &#187;.&lt;/i&gt; Lucien Durosoir a laiss&#233; une quarantaine d'&#339;uvres in&#233;dites, des pi&#232;ces pour formations tr&#232;s vari&#233;es, musique symphonique et musique de chambre, dont une sonate pour piano d&#233;di&#233;e &#224; Jean Doyen et un Caprice pour violoncelle et harpe d&#233;di&#233; &#224; Maurice Mar&#233;chal (&#171; en souvenir de G&#233;nicourt, hiver 1916-1917) &#187;. A partir de 1950, la maladie l'emp&#234;cha de poursuivre et il mourut en d&#233;cembre 1955.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Bilan de la cr&#233;ation&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lib&#233;r&#233; en f&#233;vrier 1919 , Lucien Durosoir ach&#232;ve en 1920 trois &#339;uvres dont deux sont d'importantes dimensions : les Cinq Aquarelles pour violon et piano, le Po&#232;me pour violon et alto avec accompagnement d'orchestre et le 1er Quatuor &#224; cordes en fa mineur. L'ann&#233;e suivante voit na&#238;tre trois autres compositions : Caprice, pour violoncelle et harpe, Jouvence, fantaisie pour violon principal et octuor et Le Lys, sonate pour violon et piano. Une telle productivit&#233; est tout &#224; fait surprenante. D'o&#249; viennent ces &#339;uvres ? Etaient-elles en germe dans son imagination pendant les derniers mois de la guerre ? C'est fort probable, puisqu'il pr&#233;disait &#224; sa m&#232;re &#171; des fruits m&#251;rs &#187; d&#232;s qu'il se mettrait &#224; &#233;crire .&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La guerre avait permis &#224; Lucien de vivre dans la proximit&#233; d'Andr&#233; Caplet, compositeur et prix de Rome, avec lequel il partageait le quotidien. Les deux artistes avaient mis &#224; profit leurs moments d'attente et d'inaction pour travailler ensemble, Caplet corrigeant les exercices d'&#233;criture de Durosoir, tous deux analysant et commentant les partitions les plus contemporaines qui leur parvenaient de l'arri&#232;re. Apr&#232;s l'abandon du projet de Boston, il &#233;tait donc logique que Lucien se tourn&#226;t vers la cr&#233;ation musicale.&lt;/p&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De l'analyse des &#339;uvres actuellement publi&#233;es, on peut d&#233;duire quelques caract&#233;ristiques du style de Lucien Durosoir. Celui-ci repose sur des bases totalement personnelles : on y chercherait en vain des r&#233;f&#233;rences contemporaines ou pass&#233;es. Pas de forme &#171; acad&#233;mique &#187; malgr&#233; les annonces d'un grand classicisme (trio, quatuor &#224; cordes, quintette, sonate&#8230;) ; mais plut&#244;t un retour vers la libert&#233; formelle des pr&#233;-classiques (Caprice, Fantaisie, Pr&#233;lude), des titres sugg&#233;rant un projet esth&#233;tique (R&#234;ve, Vitrail, Berceuse, Ronde, Jouvence, Po&#232;me, Idylle, Fun&#233;railles, Incantation bouddhique, Aube, Nocturne&#8230;). Une recherche du son rare : dans le choix de certaines formations (cor, harpe et piano ; violoncelle et harpe ; quatuor pour fl&#251;te, clarinette, cor et basson), dans des m&#233;triques peu usit&#233;es (5/4, 7/4), dans des tonalit&#233;s charg&#233;es d'alt&#233;rations qui d&#233;paysent les oreilles les plus averties. Un univers sonore dense, bas&#233; sur la forte individualisation du discours de chaque instrument dans les formations moyennes, l'abondance des mentions de caract&#232;re agogique, celles-ci parfois tr&#232;s imp&#233;ratives (le &#171; Rapide et fi&#233;vreux. Hallucin&#233; &#187; qui revient plusieurs fois dans le premier mouvement du Quatuor &#224; cordes en si mineur, 1933-1934). Un vertige de la difficult&#233;, dans la technique instrumentale (aspect tr&#232;s personnel de l'&#233;criture pianistique dont l'&#233;miettement procure des effets encore inou&#239;s ; extr&#234;me virtuosit&#233; demand&#233;e au violoncelle contre laquelle protestait Mar&#233;chal) ; dans la complexit&#233; de l'&#233;criture : harmonie tourment&#233;e, superposition de rythmes contraires, atonalisme raisonn&#233;, &#233;criture polym&#233;lodique. La personnalit&#233; complexe de l'homme appara&#238;t dans ces th&#232;mes inquiets, voire angoiss&#233;s, d&#233;bouchant sur une s&#233;quence d'une all&#233;gresse irr&#233;pressible, dans cette constante remise en question de ce qui vient d'&#234;tre &#233;crit par une autre mani&#232;re de le dire, dans ce recours amoureux &#224; certains artifices du contrepoint, nullement d&#233;pays&#233;s dans ce langage si peu conventionnel. La Pri&#232;re &#224; Marie (1949), l'une de ses derni&#232;res &#339;uvres, est pourvue d'une d&#233;dicace &#224; ses enfants qui livre en quelques mots ce qui fut le sens de la vie du ma&#238;tre :&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt; &#171; Puissent les biens spirituels descendre en eux, que leur vie enti&#232;re ils en conservent l'amour &#187;&lt;/i&gt;. Un vrai message de spiritualit&#233; de celui qui a connu le pire &#224; ceux qui sont encore innocents.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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